Après un virage vers une musique plus lisible, moins permissive, les trois étranges personnages qui forment Oneida sont donc de retour sur leur passerelle d’expérimentation avec vue sur l’arrière-cour de notre avenir.

Dans la grande famille des dégénérés à claviers, on trouve Oneida, ovni musical, certainement l’enfant illégitime de Devo et Suicide ou Shellac et Can. Un bouillonnement sonore et psychotrope qui s’appuie sur une batterie, surpuissante dopée par le jeu de l’incroyable Kid Millions (vu cette année aux côtés des Boredoms). Oneida ne choisit pas entre sons kraut, noise, post-punk, indie rock à lunettes et hard rock psychédélique. Un groupe en forme de machine de guerre scénique, qui ridiculise ses prétendants et jette un pont entre les 70’s et le XXIème siècle.
Oneida a peut-être ouvert une nouvelle ère : celle de la musique jouant sur le volume. Non pas du volume en tant que quantité de son mais du volume en tant qu’espace à utiliser, car que vous soyez dans votre voiture, dans votre salon cosy de 10 m² ou dans votre loft de 180 m², la musique prendra tout ce qui lui est proposé, s’insérant dans les moindres interstices et en deviendra ainsi presque palpable…
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| 05/06/10 | ONEIDA in Paris | Festival Villette Sonique |